Chateau du Faÿ


Carte de 1786 : le Fey

Dominant la vallée de l'Oise, souvent placé à tort à Maurecourt, le domaine du Fay jouxte la forêt de l'Hautil au nord-est d'Andrésy, dont il est une dépendance, avec ses quarante hectares de parc plantés de diverses espèces centenaires, son château de style Louis XIII, dont certaines parties pourraient être antérieures à cette époque.

1255 : hypothèse famille d'Harcourt (dictionnaire de la noblesse).

Sous le règne de Louis XI on trouve mention, dans un attendu du 5 août 1474, de " l'hôtel du Fay, sis au val de Jouy en la paroisse d'Andrésy ". Dans ce document, son propriétaire, Robert Eslye fait l'objet d'une saisie pour ne pas avoir acquitté la rente due à Monseigneur Maistre Guillaume de Vitry, conseiller du Roi, seigneur de Goupillères, La Bretèche et Crespières. Les fiefs et seigneuries du Chapitre de Notre-Dame de Paris, relevaient en effet directement de la seigneurie royale de Bretèche, près Marly. Le seigneur du Fay ne devait au roi que la foi et l'hommage simple (le serment de fidélité que le vassal prêtait entre les mains du seigneur). De plus, il était exempté du droit de cens (redevance fixe que le possesseur d'une terre payait au seigneur du fief) ainsi que d'autres droits en usage dans le Vexin. Conséquence de cette décision de justice, les terres vont être divisées et les actes mentionnent alors comme " seigneurs du Fay en partie " Jacques Gallet, Pierre Gallet de Lisselier, le sieur Gentian et Denis de Léon ".

En 1641, le fief appartenait à Jean Dumont, écuyer du roi, en 1647 à Jean de Guersant, également écuyer du roi. Nicolas de Soulefour, propriétaire suivant, le vendit en 1730 au sieur Dufresnoy, premier commis du marquis de Barbezieux.

Le 8 mars 1708, ledit fief est adjugé par sentence des requêtes du roi à Lesdo de Digulville, brigadier des armées du roi. Son frère qui en héritera huit ans plus tard le vendra en 1717 à Gilles le Page, ancien gouverneur de l'île et du fort de Saint-Louis de Saint-Domingue. Les titres de propriété iront ensuite à Charles Mouret Dupont de Lanneville et Marie-Anne Lesdo de la Rivière (1718), Amable-Nicolas Lesdo de Talliquerville (1723), Simon Cavelier (1736), Louis Miotte de Ravannes, Grand Maître des Eaux et Forêts de France (1739), puis à son fils en 1777 qui revendra en 1779 à Armand Damilliers de Thésigny, conseiller du roi. Ce dernier, dit-on, se sentant menacé par la Révolution, aurait demandé à être enfermé dans un tonneau par le maire de Chanteloup. Sauvé, il donne aux habitants du village tous les bois situés à l'extérieur du parc. Il mourra en exil.

Ce domaine fut acheté ensuite par Monsieur de Sainte-Marie, futur colonel des Gardes du Corps du Roi en 1824, qui transforma le parc, dessiné à la française en un jardin anglais d'après les dessins de Buller, ingénieur paysagiste. A la suite d'un procès perdu avec la commune de Chanteloup, il morcèle les terres et vend en 1853 le château et le parc au comte Louis Joseph Napoléon Lepic, fils du général Lepic, aide de camp de Napoléon III.

Gustave Roy, président de la Chambre de Commerce de Paris, qui acquiert cette propriété en 1861, fut longtemps, outre ses nombreuses activités au Conseil Supérieur de l'Agriculture, au Comité Consultatif des Arts et Manufactures et de la délégation cantonale de Poissy, conseiller municipal d'Andrésy.

Photo 1900

Le Fay restera dans la famille Roy jusqu'en 1973, date à laquelle il passa à un couple d'américains, les O'Neal qui le vendirent en 1981 à
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Interview vidéo de Bruno René Huchez

Il est décédé le 24 Mai 2016. Sa succession est en cours...

Location de salles

La Barbannerie

Gustave-Emmanuel Roy, l'un des derniers propriétaires du Fay, avait eu quatre enfants dont Ferdinand Roy qui fit construire la Barbannerie en 1914 par un architecte du nom de Février. En août de cette même année, au moment de la déclaration de la guerre, seules les fondations avaient été faites. Arrêtée pendant cinq ans, la construction reprendra en 1919, mais sera à nouveau stoppée par le Service des Carrières qui intenta un procès au propriétaire pour l'empêcher de bâtir à cet endroit. L'affaire s'éternisa. On alla en cassation, mais la famille Roy finit par obtenir gain de cause. La belle demeure fut terminée en 1922 et est toujours propriété de la famille.