Les carrières d'Andrésy

Carte géologique d'Andrésy et ses environs

Du massif de l'Hautil jusqu'au bord de la Seine, on exploitait des carrières de calcaire et de gypse depuis des siècles.

Des premières on extrayait de la pierre à bâtir. Elles se situent souvent en bordure de Seine, rue du général Leclerc en particulier. En haut de la rue de l'Hautil, juste à l'angle de la rue qui mène au nouveau cimetière des Justices, vous apercevrez sous le feuillage les restes de l'entrée d'une carrière de gypse (pierre à plâtre) surmontée d'un petit bâtiment. Le tout a été condamné pour des raisons de sécurité.


Les travaux de construction du chemin de fer d'Argenteuil à Mantes par Conflans en 1899 ont donné, par des sondages effectués sur l'axe de la ligne, des coupes géologiques du sous-sol andrésien d'une grande précision.
Elles mettent en évidence le fait qu'après le dépôt de la nappe diluvienne, des éboulis des hauteurs voisines sont venus en partie recouvrir les terrains de transport. L'élément dominant de ces éboulis est le sable micacé des sables supérieurs avec débris de meulières. L'argile a été fourni par les marnes de St Ouen, du gypse et des meulières de la Beauce. Enfin au dessus de ces éboulis s'est déposé un nouvel horizon de diluvium sableux, dont la teinte verdâtre est caractéristique.
Le calcaire grossier atteint une grande puissance dans cette plaine. Il a été du reste exploité autrefois à Andrésy où il forme une falaise escarpée qui domine la rive droite de la Seine contre laquelle viennent buter les alluvions récentes.
A la station d'Andrésy, un puits de 34 m de profondeur , creusé pour donner de l'eau au personnel de la gare, a traversé le calcaire grossier supérieur et moyen et les sables du Soissonnais.

quaternaire :

terre végétale brunâtre 0,40 m

sables verdâtres et paquets ou poches de sables diluviens, gris 0,80m

sables rougeâtres avec silex roulés 0,90 m

calcaire grossier :
marnes blanchâtres très contournées 0,20 m
calcaire tubulaire, disloqué, contourné au sommet 3,00 m

 

Il faut toutefois remarquer que ces coupes ne comprennent pas le sommet de la colline. Ce sommet est exclusivement formé d'une épaisse masse de gypse recouverte d'une couche de terre végétale et de caillasses de deux mètres environ. On y trouve aussi des meulières.
Cette masse a été exploitée à Andrésy comme l'atteste la carrière indiquée sur le plan général de la commune sous le nom de « Platrière » et qui s'étendait à deux kilomètres environ sous la colline en projetant, à l'est et à l'ouest, de nombreuses ramifications presque aussi importantes que la rue principale.
Cette carrière est depuis longtemps abandonnée mais le dépôt gypseux est loin d'être épuisé. Dans ces souterrains, les eaux d'infiltration se sont réunies en maints endroits pour former de véritables petits étangs. Ces eaux proviennent des nombreuses infiltrations qui se produisent à travers la couche de glaise recouvrant le banc gypseux ; elles sont limpides mais séléniteuses (contenant du sulfate de calcium) et malsaines.

Carte des carrières

Le calcaire grossier sert à la construction (moellons).

Le chemin de fer franchit en remblai non loin de la passerelle une ancienne carrière de moellons calcaires connue à Andrésy sous le nom de « Carrière à Moreau » exploitée autrefois.
Il existe également à Andrésy une sente des Carrières, une sente de la carrière à Madame Lepic et une sente de la carrière Olivier

Si vos pas vous mènent vers la rue du général Leclerc, vous y apercevrez de nombreuses entrées d'anciennes carrières aujourd'hui converties en caves ou garages.

Il en existe d'autres au bord de la Seine vers... Carrières sous Poissy. Vers Conflans, d'autres sont devenues des champignonnières.

On s'y réfugia pendant la Libération de notre région, lors des combats entre Alliés et Allemands.

 

Le gypse est une roche servant à fabriquer du plâtre. Son utilisation en région parisienne remonte à la période gallo-romaine. Les sarcophages mérovingiens découverts à Andrésy lors de la construction du chemin de fer (1890) étaient en plâtre.

Plus tard, le bois devint le matériau principal en construction. C'est sous le règne de Louis XIV, un an après le grand incendie de Londres (1666) que l'on obligea les habitants de Paris à enduire les murs de plâtre, à l'extérieur comme à l'intérieur.
L'exploitation locale durera jusqu'au milieu des années 1970.

Les carrières de gypse sont nombreuses sur l'Hautil. L'entrée de l'une d'elles se situe à Andrésy, au début de la sente menant au nouveau cimetière des Justices.

Carrière-Plâtrière d'Andrésy : c'est le seul vestige.

Au-dessus repose un bâtiment d'environ 4m sur 4m.


L'entrée souterraine est aujourd'hui condamnée pour des raisons de sécurité

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Son fronton est orné de ce motif en moulures répétées.................... Construction : année 1923.........


Liens pour en savoir plus :

La butte de l'Hautil : de très belles photos des carrières
La carrière de Triel
Le site de l'Hautil, section "Histoire"
Le massif de l'Hautil
Cavités souterraines
Inspection générale des carrières de notre région
Les carrières de gypse ou plâtrières
La fabrication du plâtre
Triel et le massif de l'Hautil
Les carrières de l'Hautil : celle d'Andrésy en fin de page
Site de Pierre Cardo, député de la circonscription : les risques naturels

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