La famille du célèbre musicien s'installe à Andrésy après sa mort en 1764.

Après la mort du célèbre musicien Jean-Philippe Rameau en 1764 à Paris, sa fille Marie-Alexandrine, née en 1744, épouse François-Marie de Gaultier, mousquetaire du roi Louis XV.

Le jeune couple s'installe à Andrésy, hébergeant avec lui Marie-Louise Mangot, veuve du musicien qui habitait l'appartement de la rue des Bons-Enfants à Paris.

Entre 1773 et 1779 naissent quatre enfants dont l'aîné - mort en bas âge - est enterré à Andrésy. Sa grand-mère le rejoint dans le caveau familial en 1785.

A la Révolution, la famille émigre et leurs biens, mis sous séquestre, sont vendus en 1793. Il ne reste plus trace des descendants du grand Rameau dans notre ville. Seul subsiste l'inventaire des biens de la famille de Gaultier, confisqués par la Convention en 1794.

Jean-Philippe Rameau (Dijon, 1683 - Paris, 1764) était le septième enfant d'une famille de onze. Son père était organiste à Dijon. Un de ses frères, Claude (1690-1761) était également organiste et compositeur. Le fils de celui-ci, Jean-François, a servi de modèle à Diderot, pour son " Neveu de Rameau " (écrit en 1760-72).

Les Indes Galantes (1735) restent son opéra le plus connu. C'est en 1726 qu'il a épousé Marie-Louise Mangot (1707-1785), née dans une famille de musiciens et qui chantera dans les oeuvres de son mari : Hippolyte et Aricie (1733), Castor et Pollux (1737). Ils eurent quatre enfants : Claude-François (1727- ?), Marie-Louise (1732-1764), religieuse au couvent des Visitandines de Montargis, Alexandre (1740- ?), mort en bas âge et Marie-Alexandrine (1774- ?), épouse de François-Marie de Gaultier en 1765.

Les prénoms des deux derniers enfants sont un hommage au fermier-général Alexandre de la Pouplinière, mécène de Rameau grâce auquel celui-ci a pu commencer sa carrière de compositeur lyrique.