Ils ont vécu à Andrésy...
Lise Delamare (1913-2006)
est
entrée à la Comédie Française le 1er janvier 1934. Elle débute dans Célimène
"Le misanthrope" et interprétera des rôles de jeune première jusqu'en 1942, date
à laquelle elle quitte la troupe. Elle y reviendra en 1944 et deviendra Sociétaire
en 1951. Elle la quittera en 1966 et deviendra sociétaire honoraire le 19 avril
1967.
Parallèlement elle tourne au cinéma :
Filmographie complète : Georges et Georgette (1933) Pension Mimosas (1934)
Notre-Dame d'Amour (1936) Forfaiture (1937) La Marseillaise (1937) Le destin
fabuleux
de Désirée Clary (1941) La Duchesse de Langeais (1941) Péchés de jeunesse (1941)
La Symphonie fantastique (1941) Le Comte de Monte-Cristo (1942) La Fausse
maîtresse
(1942) Graine au vent (1943) La Valse blanche (1943) Farandole (1944) Lunegarde
(1944) Le Père Goriot (1944) Le Capitan (1945) Raboliot (1945) Monsieur Vincent
(1947) Un certain Monsieur (1949) Le Roi du blablabla (1950) Les Grandes
manœuvres
(1955) Lola Montés (1955) Escapade (1957) Nathalie (1957) Le Capitan (1960)
L'Ennemi dans l'ombre (1960) Il suffit d'aimer (1960) Vive Henri IV, Vive
l'amour (1960)
Les Démons de minuit (1961) Clérambard ( 1969) Salut l'artiste (1973)
Sa dernière apparition à l'écran se fera dans " Baxter" en 1988 où elle
tenait le rôle principal.
Son père, George Delamare (1881 - 1975) est un des pionniers de la radio.
Dès 1923 il participe à la réalisation du " journal parlé ". Il y anime une rubrique
" propos en l'air ". En 1927, il devient le patron du journal. Après la guerre,
la radio étant devenue un monopole d'état, il reprend son poste de journaliste
et ses libres propos. Il est mort à Andrésy, au 31 rue du général Leclerc (la
Maison Blanche).
Sa soeur Rosine Delamare travailla également pour le théâtre
et le cinéma comme costumière.
Lise Delamare avait également été professeur au Conservatoire
où elle eut pour élève, entre autres, Francis Huster,
Daniel
Auteuil ou Didier Bourdon.
La
célèbre actrice Annie Ducaux s'est installée à Andrésy à la fin des années
30 et a habité la propriété sise 57, rue du général Leclerc (jouxtant celle de
Bernard Lancret). Elle a quitté Andrésy au début des années 60. Toutefois, sa
résidence principale était à Paris, quai Branly. Mariée à un industriel, elle
a mené une vie discrète, à l'écart des mondanités du spectacle. A Andrésy on pouvait
la rencontrer quelquefois dans les rues et il était possible de la voir sur la
terrasse de son jardin, en bordure de Seine. Elle avait commencé en 1932 une belle
carrière au cinéma.
Bernard Lancret s'est installé
à Andrésy dans les années 1935/36 où il a habité la propriété sise 55, rue du
général Leclerc (alors Grande rue) dont le Jardin rejoint le bord de la Seine.
De son vrai nom Bernard Mahoudeau, il prit le pseudonyme de Lancret en souvenir
du peintre romantique français Nicolas Lancret (17e - 18e siècles). Il incarnait
en effet le style du jeune premier romantique.
Filmographie complète : Jérôme Perreau (1935) La kermesse héroïque (1935)
Valse royale (1935) Les deux gamines (1936) La flamme (1936) L'homme à abattre
(1936) Les loups entre eux (1936) Mayerling (1936) Ménilmontant (1936) La pocharde
(1936) Le secret de Polichinelle (1936) La citadelle du silence (1937) Maman
Colibri (1937) Le plus beau gosse de France (1937) Le héros de la Marne (1938)
Le joueur d'échecs (1938) Ultimatum (1938) Entente cordiale (1939) Quartier
Latin (1939) Rappel immédiat (1939) Sérénade (1939) Fromont jeune et Risler
aîné (1941) Histoire de rire (1941) La fausse maîtresse (1942) Le corbeau (1943)
Pierre et Jean (1943) Hyménée (1946) Pas si bête (1946) Mademoiselle s'amuse
(1947) La belle que voilà (1949) On ne triche pas avec la vie (1949) Et moi
j'te dis qu'elle t'a fait d'l'œil (1950) Julietta (1953) Cette sacrée gamine
(1955)
Il se fit remarquer pour la première fois dans " La Kermesse héroïque ", le
célèbre film de Jacques Feyder où il interprétait aux côtés de Françoise Rosay,
le peintre flamand Breughel (voir photo ci-contre).
Sa carrière se continua brillamment dans les années qui suivirent, ainsi que
pendant la guerre, en particulier dans " le Corbeau " avec Pierre Fresnay et
" la Kermesse héroïque " qui demeurent des fleurons du cinéma français. On peut
citer " Sérénade " où il incarnait Franz Schubert, " Pierre et Jean " d'après
Maupassant, " La fausse maîtresse " (voir photo) adaptation libre d'un
roman de Balzac, aux côtés de Danielle Darrieux, Jacques Dumesnil et... Lise
Delamare. Il a tourné après la guerre dans " Julietta " (1953) avec Dany Robin,
Jeanne Moreau et Jean Marais, ainsi que dans " Cette sacrée gamine " en 1955
avec Brigitte Bardot. Parallèlement à son activité cinématographique, il s'est
produit au théâtre dans plusieurs salles parisiennes. A Andrésy, il se mêlait
peu à la population, mais il entretenait des rapports de bon voisinage avec
des personnes de son quartier. Cependant, au lendemain de la Libération, il
a participé aux manifestations locales en organisant des spectacles pour lesquels
il avait invité plusieurs acteurs célèbres, dont Jean Marais. Il fut candidat
aux Municipales en 1947.
Sa femme, Christiane Delyne fut également actrice de cinéma et tourna
de 1930 (L'étrangère) à 1957 (Fernand clochard, avec Fernand Raynaud).
Mouloudji est né à Paris
le 16 septembre 1922 d'un père kabyle et d'une mère bretonne. Le petit Marcel
mène l'enfance d'un titi parisien et découvre la beauté des mots à travers de
nombreuses lectures éclectiques.
Est-ce la présence de la famille Gaumont à Andrésy qui incita le propriétaire
du restaurant Nicolle à organiser des scéances de cinématographe ? (cf. souvenirs
de Julien Green).Raymond, un des cinq enfants du génial inventeur Léon Gaumont
(1864-1946), possédait une maison sur l'île du Devant, achetée en 1924 et détruite
par les bombardements. C'est là que, parfois, son père le rejoignait pour se
reposer en famille.
Lors des inondations, les Gaumont se réfugiaient sur la terre ferme au 41, rue
du Général Leclerc, retrouvant d'autres amis artistes : Annie Ducaux,
sociétaire de la Comédie Française
qui
habitait au 56 et Jacques Haïk, propriétaire de l'Olympia (le
célèbre music-hall parisien), qui logeait au 61 bis de la même rue. Il est
photographié ci-contre en compagnie des figurants de la "kermesse
héroïque" de Jacques Feyder (1935).
René Ravo, célèbre affichiste a habité Andrésy et dessiné quelques affiches
pour la "Gaumont".
Joséphine Baker aurait séjourné quelques temps au Manoir de Denouval
avec les nombreux enfants qu'elle avait adoptés.
La Belle Otero, reine de la Belle Epoque, réputée
pour ses danses espagnoles et ses charmes généreusement accordés aux célébrités
de l'époque (Edouard VII
roi de Grande Bretagne, Léopold II roi des Belges...) habita de 1903 à 1911
au 70 Grande Rue (actuellement rue du Général Leclerc). Elle ira plus tard
à Triel.
Ivry Gitlis, violoniste de renommée internationale, a habité dans l'île
d'Andrésy. L'école de musique d'Andrésy porte son nom. Video en ligne
Ahmed Mouici, chanteur des Pow-Wow, célèbre groupe a capella récompensé
par deux "Victoires de la Musique", avait un appartement en face du marché.
A LA TÉLÉVISION...
On a tourné à Conflans et Andrésy la série "L'homme du Picardie" qui
se passait dans le monde de la batellerie sur la Seine.
En 1999, Guy Marchand, alias "Nestor Burma", longe la Seine à
Denouval à bord de son cabrioler 504 ("Panique à St Patrick").
Un autre épisode, "N'appelez pas la police" diffusé sur France2
le 2 février 2001 a été tourné en partie dans le
vieux cimetière d'Andrésy.
** Une brochure est en préparation sur ces sujets : sortie
prévue au Marché de Noël 2010
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